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Tribune Libre

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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 10:07

... Dont on souhaite que cela ne devienne pas la vie quotidienne !

Les habitants de la résidence qui passaient rue de Crimée mercredi soir  11 janvier, ont assisté à un incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Il fait déjà nuit, et il pleut ce soir là, vers 19h00.  Dans la rue de Crimée, les voitures sont immobilisées par  un embouteillage.  Devant le N°167, un jeune homme, au pas étrangement hésitant, marche entre les voitures, comme s'il ne se décidait pas à traverser la rue. Il longe une voiture rouge. Au volant, Jocelyne P. attend patiemment que la file redémarre. 

Soudain, l'individu passe à l'attaque. La main équipée de lourdes bagues ou d'un poing américain, il pulvérise la vitre de la portière côté passager et  plonge dans le bras dans la voiture pour s'emparer du sac à main de Jocelyne P.  

Les gens autour sont interloqués. Le temps qu'ils comprennent, le jeune voyou s'enfuit
déjà vers la rue de Flandres dans la nuit.  Jocelyne est couverte de morceaux de verre, traumatisée, sous le choc. Elle a pourtant la présence d’esprit de sortir de sa voiture et de crier aussitôt à l’aide « Au secours ! Aidez-moi ! Il m’a pris mon sac avec mes clefs ! »

 L'agresseur se croit sans doute déjà gagnant.  Mais c'est sans compter sur les réflexes de Adil X.  Ce jeune maghrébin conduit la voiture juste derrière celle de Jocelyne.  Il a vu toute la scène et a tout de suite compris. Sans hésiter, il sort de sa voiture, n’hésitant pas à la laisser en plein milieu de la chaussée, et se lance courageusement à la poursuite de l’agresseur.

Incité par cet exemple un autre passant abandonne son sac de commission et se lance à son tour à la poursuite du voyou.  A deux, on se sent plus assurés. Les deux hommes courent vite et talonnent bientôt le voleur qui a du mal à se frayer un passage parmi les piétons nombreux  à cette heure là.

Pour alerter les passants, les poursuivants crient tout en courant « Arrêtez-le ! C’est un voleur ! ».  Du coup, malgré la nuit et la confusion, un troisième homme comprend à son tour la situation et s’interpose sur le chemin. La situation tourne au désavantage du voyou.

Dans un ultime effort il arrive à se dégager de l’homme qui l’a stoppé mais ne parvient pas à conserver son butin.  Il disparaît en abandonnant sa prise.

Jocelyne récupère son sac avec ses clefs de son appartement, son argent, son passeport, sa carte d’identité, son chéquier, sa carte de crédit, toutes ses affaires personnelles.  Encore sous l’émotion, elle en pleure maintenant … de joie !  

La solidarité a joué en sa faveur. Des inconnus émus par son malheur, lui ont évité des semaines de démarches, de frais et de tracas.

Quelques enseignements à tirer cette scène :

=> Il ne suffit plus de se protéger passivement en fermant ses portières.  Briser une vitre au risque de blesser les occupants n’arrête plus les voyous. (il faut mettre en plus son sac sous le siège ou dans le coffre).

=> Jocelyne s’est sauvée elle-même en appelant au secours. Sinon, les témoins de la scène n’auraient pas eu le temps de comprendre ce qui se passait.

=> L’initiative courageuse d’un seul témoin, Adil, a suffit pour en entraîner d’autres. C’est le premier pas qui compte.  La plupart des gens sont prêts à intervenir mais doivent être rassurés sur le fait qu’ils ne sont pas seuls à intervenir et que donc, ce qu’ils font est bien.

=> Les agresseurs passent vite en position de faiblesse et de stress s’ils sentent que l’entourage se ressaisit et ne reste pas passif. Le temps joue dangereusement contre eux. Rapidement, ils abandonnent leur prise pour s’enfuir avant l’arrivée de la police.

=> La solidarité est efficace face à la délinquance.  

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Published by village quai de seine - dans La vie du quartier
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commentaires

Gérard Delteil 27/01/2006 11:25

Tout à fait d'accord, la solidarité est nécessaire face aux actes de délinquance et/ou d'incivilité.
Mais, pas de parano ! La rue Duvergier et le Quai de Seine ne sont pas des coupe-gorges. J'habite la tout depuis 1981 et, ni moi, ni ma compagne, ni mes enfants, ni aucun de mes proches n'ont été victimes d'une agression, ni n'ont meme assisté à une seule agression.
J'ai seulement été victime d'un cambriolage, voici une quinzaine d'années, mais c'était le fait de professionnels qui s'étaient procurés des clés permettant de casser les serrures de sécurité de nombreux appartements. Ajoutons les vols dans le parking, très pénibles, mais qui ne constituent pas des agressions physiques.
Gérard Delteil